
C’est une cousine de la Bête du Gévaudan,
c’était en février 1959, il y a 50 ans ...


Il était une fois ...
C'est en Févier 1959 que la « bête » se fit entendre pour la première fois dans les gorges du Ramel,
aux confins des communes de Beaux, Yssingeaux et Saint Maurice de Lignon.
Un cri terrifiant, une plainte lugubre amplifiée par l'écho des gorges du Ramel, plus particulièrement
dans le secteur du « Saut du Chien »…
Les bergers et leurs troupeaux commençaient à avoir peur, pourtant on ne déplora aucun ravage.
La presse locale s'empara de l'affaire, suivie bientôt par les médias nationaux, Radio-Luxembourg
émettait en direct de la place de Beaux.
Des battues furent organisées par les chasseurs des trois communes sous les ordres d'un lieutenant
de louveterie et de la fédération de chasse. Des chasseurs prirent leur poste, d'autres descendirent
les berges du Ramel jusqu'au Saut du chien, mais en vain, la « bête » demeurait invisible …
Chacun y allait de son explication : un carnassier, un butor …
Personne ne vit réellement la « bête », aussi le 1er Avril 1959, les chroniques locales faisaient état
de la capture du «Ramélicus » (photo à l'appui) grâce à la présence d'esprit d'un reporter qui eut
l'idée de présenter une carotte à l'animal …
L'article se terminait ainsi : « tout est bien qui finit bien ! Il nous reste à féliciter les vaillants
chevaliers du fusil de chasse pour ce glorieux exploit dont on parlera longtemps encore aux veillées. »
Aujourd'hui, il se murmure dans les chaumières que le Ramélicus était une « bête humaine » !